La séparation des pouvoirs, une théorie obsolète
Publié le 29 janvier 2026
La séparation des pouvoirs législatif, exécutif et judiciaire est un principe fondamental des démocraties représentatives. Nous l'avons tous appris à l'école. Chaque démocratie s'y accroche comme à un totem. C'est censé barrer la route au pouvoir absolu, à la dictature pure et simple.
Un principe d'une autre époque
Ce principe n'est pas nouveau et existe depuis longtemps. Thucydide en parlait déjà sous l'Antiquité grecque, puis John Locke au XVIIe siècle. Le problème, c'est que cette théorie a été conçue quand l'État avait infiniment moins de pouvoir qu'aujourd'hui.
À l'époque, l'État ne se mêlait pas de nos affaires quotidiennes. Il ne décidait pas :
- De la couleur de nos volets ou de la température minimale de nos climatiseurs
- De la puissance émettrice de nos box internet
- Si une caméra de recul était obligatoire sur nos voitures
- Si on doit s'offrir un chèque cadeau à nous-mêmes à la fin de l'année, payé de notre poche, à claquer uniquement à la Fnac ou Maisons du Monde
- Si nous avons le droit ou non de faire des heures supplémentaires (parce que trop travailler, c'est suspect)
- Si nous devons donner notre argent pour que notre voisin puisse avoir un appartement gratuit pendant que nous payons le nôtre plein pot
Bref, l'impact de l'État était réduit. Aujourd'hui, il contrôle tout, jusqu'à ce que vous mangez dans votre assiette.
"Today's governments have far more reach, and this is proving to be unstoppable. A limited-government conservative today is dreaming of what a centralizer was hoping for only a few decades ago." - Nassim Taleb
L'État est partout et inarrêtable.
La multiplication des pouvoirs non élus
Wikipedia évoque plusieurs "instances consultatives d'État, plus ou moins indépendantes" : Conseil d'État, Médiateur de la République, Défenseur des droits, Cour des comptes ou Institut national de la statistique et des études économiques (Insee). Aucun n'est élu. Comment nous représentent-ils s'ils ne sont pas élus par le peuple ?
Le Sénat, avec son budget obèse de 378 millions d'euros, vote les lois et surveille le gouvernement – exactement comme nos 577 députés qu'on a élus au prix fort. Sauf que les sénateurs, eux, tombent du ciel sans passer par les urnes.
L'impuissance des élus
Le président de la République, élu par 67 millions de Français, n'a en réalité aucun pouvoir réel. Il peut bien promettre monts et merveilles pendant sa campagne, une fois élu, il découvre qu'il ne peut rien faire sans l'accord de dizaines d'autres institutions. Pareil pour le gouvernement : les ministres sont nommés, font de beaux discours, mais se retrouvent prisonniers d'un système bureaucratique qui les dépasse.
L'Assemblée nationale, avec ses 577 députés, est tellement nombreuse qu'il est impossible de se mettre d'accord sur quoi que ce soit. Chacun tire dans son sens, chacun défend ses petits intérêts locaux. Comment voulez-vous gouverner efficacement avec autant de monde qui gère tout et n'importe quoi ?
Et même dans les rares cas où, par miracle, ils arrivent à se mettre d'accord — comme ce fut le cas avec la loi sur l'immigration adoptée fin 2023 — le Conseil constitutionnel, neuf sages auto-proclamés, débarque. Cette institution, élue par personne mais disposant de pleins pouvoirs, censure une grande partie du texte. Les Français ont voté, les députés ont débattu et voté, mais au final, ce sont neuf personnes que personne n'a choisies qui décident pour la France.
Plus personne n'est responsable de rien
Le problème de la séparation des pouvoirs, c'est qu'il y a maintenant du monde partout. Plus personne n'est responsable de rien et rien n'avance.
Regardez notre gouvernement actuel qui saute tous les mois : ils sont élus mais n'ont plus aucun pouvoir. Même s'ils le voulaient, ils ne peuvent rien faire. Résultat ? Ils blablatent parce qu'ils ne peuvent rien faire d'autre, rien ne change, et au final on ne sait plus de qui c'est la faute.
C'est pareil avec l'Union Européenne. Ils prennent des décisions que personne n'a demandées et ne sont responsables de rien. Nous n'avons aucun pouvoir sur eux.
We have no power
— @levelsio (@levelsio) August 1, 2025
Me and many tried with eu/acc
It had no real effect except some reports written
The European Commission is essentially an unelected dictatorship now and we have no control over it anymore
Des exemples concrets d'irresponsabilité
Prenons des exemples concrets : la mort de Jean Pormanove , torturé en live sur la plateforme Kick au mois d'août 2025. L'ARCOM (Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique) et la justice avaient déjà été saisies.
Mais 50 millions d'euros de budget et 350 employés ne suffit pas pour gérer des cas de torture. Que font ces 350 employés tous les matins en arrivant au bureau ? À l'heure du débat sur la peine de mort , ne pensez-vous pas que les dirigeants de l'ARCOM devraient rendre des comptes ?
Et la justice dans tout ça ? Qu'a fait le procureur ? Les juges ? Le ministre de la Justice ? Personne n'est jugé responsable ? Personne n'est puni pour ne pas avoir fait son travail et laisser mourir un citoyen français.
D'ailleurs, c'était il y a 6 mois. Les tortionnaires ne sont toujours pas en prison, pourquoi ? Nous avons les preuves, tout est là. Que fait la justice ? Deux mois après avoir tué Jean Pormanove, ils sont de nouveau en train de torturer une autre personne, cette fois-ci sur Twitch .
Quand est-ce que cela va cesser ? N'est-ce pas là un motif pour inciter les Français à consommer local, à sortir la guillotine, fierté du génie français, et faire passer dessous non seulement les tortionnaires mais aussi le ministre de la Justice ? Pourquoi la justice n'est-elle pas appliquée ? Qu'est-ce qui empêche de venir chercher les tortionnaires à 6h du matin chez eux, les juger l'après-midi et les mettre en prison à perpétuité comme le prévois le Code Pénal ? Plus personne n'est responsable de rien.
Un problème international
C'est la même histoire avec le meurtre d'Irina Zaroutska aux États-Unis. Ce n'est pas un problème uniquement français. Crime raciste commis par un individu déjà arrêté pour 14 délits, dont des braquages à main armée. La magistrate Teresa Stokes avait libéré l'auteur sur une simple promesse écrite. Pourquoi n'est-elle pas jugée ? Plus personne n'est responsable. C'était son boulot et à cause de ses actes, une femme innocente est morte de sang-froid.
Trump avait été élu avec Elon Musk derrière pour rétrécir le gouvernement, faire des économies et rendre l'argent aux Américains. Elon Musk s'était attelé à la tâche à fond avec son DOGE qui avait fait grand bruit. Il avait été élu pour ça. Mais le Congrès en a décidé autrement et il a été impossible pour Elon de faire des économies. Personne n'est tenu responsable de ce sabotage. Le peuple vote pour des réductions des dépenses mais des bureaucrates agissent contre les intérêts du peuple.
Tout le monde gère tout, mais personne n'est tenu responsable. Ne faudrait-il pas juger les personnes ayant empêché Elon de faire ce pourquoi Trump avait été élu ?
La déconnexion entre élus et volonté populaire
Il en est de même en France : les Français veulent moins d'immigration et plus de justice. Pourtant, c'est l'inverse qui se produit, toujours plus d'immigration et toujours plus de laxisme. Personne n'est responsable, mais tout va bien, la séparation des pouvoirs est bien délimitée, c'est le plus important. La 5ème république est stable.
C'est pareil avec les aides sociales ou les retraites géantes des boomers. Les Français veulent réduire ces dépenses. Pourtant, ces aides augmentent toujours plus, au point que la retraite moyenne est plus élevée que le salaire moyen des actifs. Mais tout va bien, la "démocratie" est respectée, la séparation des pouvoirs est bien là.
Conclusion
La séparation des pouvoirs a été créée à une époque où l'État était mille fois moins gros, où chacun devait être responsable. Il n'y a qu'à voir le Comte de Monte-Cristo : le général Morcerf se suicide de honte parce que c'était la mort qui l'attendait sinon.
De nos jours, à l'heure d'un État obèse où pour tous les 12 agriculteurs en France nous avons un agent au ministère de l'Agriculture (Ils comptent les vaches ?), plus personne n'est responsable de rien. Chaque pouvoir est bien réparti dans un méli-mélo impossible à démêler. L'argent est confisqué et circule à travers les divers organismes.
Il serait peut-être temps de réviser cette séparation des pouvoirs afin que chacun soit tenu responsable.