Le Revenu Universel
Publié le 18 décembre 2025
Le revenu universel est un débat éternel depuis des décennies. D'un côté, nous avons les grands dirigeants de la tech comme Elon Musk et Sam Altman qui prédisent que l'IA va remplacer les humains dans les emplois . La machine travaillera toute seule et générera de la valeur. Nous n'aurons plus besoin de travailler et pourrons vivre de l'argent produit par l'IA.
De l'autre côté, nous avons des politiciens, souvent de gauche, qui pensent que le revenu universel est une bonne idée pour réduire la pauvreté et l'inégalité. Il suffit de mettre une taxe quelque part pour que tout le monde bénéficie d'un salaire à vie sans avoir à travailler. L'argent magique fera le taf.
Si on cumule les milliards d'aides diverses et variées financées par le contribuable (retraites, Minimum vieillesse, chômage, Prime d’activité, APL, Logements sociaux, MaPrimeRénov’, Allocations familiales, Bourses étudiantes, RSA, chèque énergie, Chèques alimentaires, Aide exceptionnelle de rentrée, Chèques ou bons solidaires (chaussures, sport, culture, vacances…), Tarifs réduits (sur les transports, spectacles, culture, etc)), cela doit faire une somme colossale.
Un exemple concret : le budget des retraites
Prenons un exemple concret pour illustrer l'ampleur des montants en jeu. En France, il y a 68 millions d'habitants. Le budget des retraites représente à lui seul 414 milliards d'euros par an. Si l'on divisait ce budget par l'ensemble de la population française — du nouveau-né au retraité — cela ferait 507 € par mois et par personne.
Et ce, uniquement avec le budget des retraites. On ne parle même pas encore des dizaines d'autres aides existantes.
On pourrait supprimer toutes ces autres aides et redistribuer ces contributions directement aux Français. Non seulement cela leur ferait plus d'argent disponible, mais en plus cela simplifierait radicalement le système. Fini les multiples guichets, les formulaires à n'en plus finir et la bureaucratie kafkaïenne. Un seul versement, automatique, pour tous.
Avantages du Revenu Universel
Ça résoudrait déjà plein de problèmes. On serait tous égaux. Plus de fraudes puisque tout le monde recevra la même somme sans conditions. Des milliers d'emplois économisés car il n'y aura plus besoin de gérer les centaines d'aides existantes. Plus de bureaux nécessaires pour gérer tous ces employés, etc. Rien que cette partie-là est titanesque et représenterait des économies en plus pour le contribuable. En plus, ces employés pourront enfin être affectés à quelque chose d'utile pour la société.
Pourquoi des aides ?
Nous ne sommes pas des sauvages, il est important d'avoir de la compassion. Quel est le but des aides ? C'est que, lors de moments difficiles dans notre vie, nous ne mourions pas de faim, que nous ayons de quoi nous acheter quelques paquets de pâtes pour nous nourrir et un peu d'argent pour habiter dans une coloc miteuse dans un quartier pourri afin d'éviter d'être à la rue.
C'est ça le but des aides : donner la petite pièce pour aider son prochain dans la difficulté.
500 € par mois c'est environ ce qui permet cela.
Ce que le revenu universel n'est pas
Soyons clairs : le revenu universel n'a pas pour but de remplacer le travail ni de faire croire qu'on peut tous vivre sans bosser. L'argent magique, ça n'existe pas, on le voit bien avec la situation économique actuelle.
L'idée, c'est d'avoir un socle commun à tous par égalité. C'est dans notre devise après tout. Liberté, Égalité, Fraternité. Ça veut dire que tout le monde a droit au minimum pour éviter la misère totale en cas de pépin. Pas plus. Tu veux une belle vie, une belle maison, partir en vacances ? Il faut bosser. Le revenu universel, c'est juste pour éviter de crever de faim ou de finir à la rue quand ça va mal.
Avantages pour différents groupes
Pour les mineurs, on pourrait envisager un revenu universel plus faible de 300 € par exemple. Cette allocation directe présenterait plusieurs avantages significatifs : elle soutiendrait financièrement les familles dans l'éducation et le développement de leurs enfants, permettant notamment de couvrir une partie des frais essentiels comme l'alimentation, l'habillement, les fournitures scolaires, et l'accès à des activités éducatives ou sportives. De plus, il simplifierait drastiquement la gestion administrative en remplaçant les multiples dispositifs existants (allocations familiales, bourses scolaires, aides à la cantine, etc.) par un versement unique et automatique, réduisant ainsi les coûts de gestion.
Pour les retraités, ça change tout. Avec 500 € par mois, ça évite de trop puiser dans ses économies pour payer les courses et le loyer. Moins tu as d'économies, plus ça t'aidera à éviter qu'elles fondent trop vite. Et surtout, ça simplifie grandement les retraites : tu prends ta retraite quand tu veux en fonction de tes économies et de tes envies. Plus besoin de calculer tes trimestres à la virgule près ou de te battre avec la bureaucratie. Tu as de l'argent de côté ? Tu pars. Tu veux encore bosser ? Tu restes. Fini le système de Ponzi actuel de la retraite par répartition.
En cas de licenciement, plus besoin de dépendre d'aides arbitraires de Pôle emploi ou de puiser sur ses économies. On touche 500 € par mois. De quoi limiter la casse sur nos économies. Ça ne permettra pas de vivre et garder notre train de vie, certainement pas et ce n'est pas le but. Mais ça évitera de dilapider nos économies en trois mois si l'on ne trouve pas de travail.
Avantages fiscaux
Et tout ça réduirait aussi nos prélèvements fiscaux. En effet, avec un revenu universel, il n'y aurait plus besoin de gérer les centaines d'aides existantes. Et on aura chacun moins de prélèvements. C'est bon pour la dette publique et bon pour notre salaire net.
Plus de salaire net, ça veut dire plus d'argent pour soi, on peut plus dépenser et consommer mais surtout plus investir. Que ce soit dans sa voiture, l'immobilier ou autre. Bien plus facile de préparer sa retraite. On sait ce que l'on met de côté. On le gère, ça rapporte de l'argent et l'on décide quand on part à la retraite.
Conclusion
On devient enfin indépendant sans pour autant être lâché dans la jungle.
Un bon compromis entre la loi du plus fort et les aides sociales. Et c'est bon pour les finances de l'État !